Journée d'étude "Les publics en ligne des archives et des bibliothèques patrimoniales"

3. L’internaute, vecteur de la circulation des ressources

Présidence de séance : Ghislain Brunel, directeur des publics, Archives nationales


L’internaute, vecteur de la circulation des... par Archives_nationales_Fr

 

3.1. PhotosNormandie, un projet collaboratif de redocumentarisation de photos et de films d'archives

Patrick Peccatte, chercheur associé au Laboratoire d'histoire visuelle contemporaine (Lhivic / EHESS)


PhotosNormandie, un projet collaboratif de... par Archives_nationales_Fr

 

Photo Normandie. Plus de 2700 photos libres de droits des archives du Canada et USA. Photo appartient en général à un ensemble et réseau complexe de documents. Redocumentariser : enrichir mais aussi refaire des liens entre les documents. Séquences filmées et photos car ont ete créées en même temps (équipes militaires).

Renseignement automatique des champs flickr avec les métadonnées iptc. Communauté sur internet avec différents profils, compétences. Pas de relation avec les institutions ms pleinement créateurs de contenu.

Importance de la source qui est rigoureusement identifier pour documenter (modèle de l'astronome amateur, fourmi qui f1it des tâches "ingrates").

Croiser les sources pour redocumenter la notice des photos (autres collections icono, presse, etc.)

 

Galerie vue plus de 33 millions de fois. 6 juin : pic de visites. 920 descriptions mises à jour, reconnaissance des séquences filmées.

 

Sur Youtube, PhotosNormandie s'est cotisé pour numériser et mettre en ligne des séquences filmées. Plate-forme moins adaptée que flickr pour la discussion. Communauté pas encore formée. Peu d'informations sur les films.

 

 

3.2. Les réseaux sociaux, échanges de proximité à distance ? Expérimentations et retours d'expérience aux Archives nationales et aux Archives municipales de Toulouse

Pauline Berni, chargée des médias sociaux aux Archives nationales ; Catherine Bernard, adjointe du directeur des Archives municipales de Toulouse


Les réseaux sociaux, échanges de proximité à... par Archives_nationales_Fr

 

Enquête diligentée aux AN afin de mieux connaitre les publics : site internet, rsn, profil socio démographique et attentes. 362 réponses, 64 entretiens (2 mois de diffusion)

Public de salle connecté... Ms frileux sur les rsn. Peu suivent l'institution sur les rsn (13,9 % ).

Les personnes qui vont sur le site internet vont peu sur les RSN, perçus comme moins officiels et plus anecdotiques (crainte et réserve, côté chronophage, effet de mode), même si la majorité jugent que la présence sur ces rsn est nécessaire.

Stat FB des AN : plus de 10 000 fans depuis sept. 2011. Stats fournies par fb à prendre avec des pincettes : profil type femme 25-34 ans. Beaucoup de J'aime et peu de commentaires et partages mais question de la vitalité sur FB.

 

AM Toulouse : évaluation des ressentis et des stats et chiffres de l'étude des publics SIAF. Lecteurs des AM de Toulouse sont des utilisateurs avertis d'Internet.

Lecteurs en salle et internautes qui suivent sur les RSN ne sont pas les mêmes. En AM majorité des lecteurs sont là pour une recherche administrative, et se présentent comme ils viendraient à un guichet. Ils viennent chercher une information mais pas un document. Idem pour les agents de la collectivité. Les généalogistes en salle ne vont pas sur Internet... Et les scientifiques disent A quoi ça sert ?

 

Qui sont donc les abonnés des RSN ?!

Beaucoup de collègues archivistes, culture, éducation, tourisme, patrimoine numérique et open data, journalistes (très intéressant pour communiquer), enseignants, tourisme, institutions, particuliers (surtout toulousains), élus et institutions, etc. Cela permet échanges, émulation, retweets, etc.

 

Reconnaissance des services d'archives passent par la présence sur les rsn. Exemples de la museumweek et de la journée internationale des archives. Interaction avec abonnés et avec autres institutions. Possibilité d'expérimenter pour faire réagir ces internautes, se faire mieux connaître.

Objectif = sensibiliser à la connaissance des archives, ce qu'il a, dire ce que sont les archives, pédagogie pour dire ce que sont les archives.

Museumweek 2015 : en une semaine +180 abonnés (augmentation mensuelle habituelle).

Événements culturels sont des moments à joindre.

Avec les rsn, les internautes ont moins le sentiment d'étre en face d'une institution, mais en face de personnes.

 

3.3. Le devenir du patrimoine en ligne : l'exemple de la Grande Guerre

Lionel Maurel, BDIC ; Zeynep Pehlivan, télécom Paris Tech, Labex Les Passés dans le Présent.

 


« Le devenir du patrimoine en ligne : l’exemple... par Archives_nationales_Fr

 

Programme du Labex les passés ds le présent

Idée initiale : mise en ligne de bib num c'est le début d'un processus > que deviennent les fonds mis en ligne. Projet qui se penche sur la Grande guerre. Cartographier les communautés qui s'intéressent à ce sujet. Focus notamment sur le forum 14-18 et sur l'album Valois de la BDIC pour voir comment ces images allaient être utilisées et disséminées.

 

Utilisation des archives du web (dépôt légal de la BNF). Resultats aujourd'hui s'appuient sur près de 500 urls, sélectionnées par le dépôt légal du web, correspondant à la collecte été 2014. Extraction des métadonnées (liens) et cartographie des noeuds. Deux nœuds principaux : centenaire.org et pages14-18.

 JE publics2015 dissemination fonds valois BDIC

  

Extraction des données du forum (catégories, sous forum, messages, citations) avec catégorisation de chaque niveau. Forum très actif. Dataminding : essentiellement des hommes, principalement localisés ligne de front et Bretagne, 40 % retraités, avec comme passion histoire et généalogie. 25 % des inscrits ne participent pas, 37 % n'ont pas participé qu'une fois, 28 % sont actifs depuis plus d'un an.

Surtout discussion commémoration, recherches généalogiques,cimetière et monuments.

 

Utilisation des images du fonds Valois. 100 000 photos mises en ligne quasi totalement. Documentation des phases du conflit. Collection BDIC avec infos portées autour des photos sur carton. Nouvelle bib num avec licence ouverte d'Etalab avec seule la condition de citation.

Comment suivre les images, pas de filigrane car pas respectueux et intrusif.

Au début traçage par les.moteurs de recherche inversés (Tineyes). Mais trop compliqué. Plus de résultats en cherchant avec BDIC, Valois. Communication et dissémination sur les rsn, historypin, flickr, etc. Pas la force de frappe rsn comme Gallica.

Pas de propagation rugissante ms réutilisations ponctuelles et régulières. Ce qui ressort c'est plus une réutilisation d'amateur (identification d'une grand mère sur une photo).

Autres réutilisation : colorisation, utilisation par des agrégateurs de contenu (tout sur ma commune), réutilisation commerciale comme le Routard qui fait guide Grande Guerre. Réutilisation ds les médias (france 24) avec source facilement mobilisable.

Episode particulier avec La Voix du Nord : numéro spécial avec concours sur FB pour voter sur la photo qui représentait le plus le Nord dans la Grande Guerre. Vitalité et réutilisation sur des sites étrangers, Wikipedia.

Comment est cité la.source des images : bcp de mention scrupuleuse de la source de l'image. Peu de réutilisation par des chercheurs ou des enseignants.

Pas d'incidence d'actions de médiation sur les images qui ont été poussées.

Peur d'être pillé pour les institutions : personne n'a pris des milliers d'images d'un coup, ms plutôt réutilisation ponctuelle.

Web de la Grande Guerre très tourné amateur. On touche des niches, sauf que on réussit à toucher des médias de masse.

 

Cartographie avec les archives du web peut ouvrir des perspectives pour connaître et exploiter le web, les reseaux et sites.

 

Questions et discussions


16h30-16h45 : Discussion et questions par Archives_nationales_Fr

Mots-clés: Commons, contribuer, image, Internet, médiation, travail collaboratif, valorisation, journée d'étude, public

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